Communauté Marcel Barbu

Marcel Barbu en Compagnons de France

La communauté Marcel Barbu, qui deviendra Boimondau (BOItiers de MONtres du DAUphiné) en 1947, a des liens étroits avec le mouvement des Compagnons de France pendant la période 1940-1944.

 

Il n’y a pas, à notre connaissance, de compagnons de la communauté faisant partie des Compagnons de France, excepté le chef Marcel Barbu.

 

Ci-contre, Marcel Barbu avec le coq des Compagnons de France sur la veste (Collection Michel Chaudy).

 

C’est en septembre 1940 que Marcel Barbu fait la connaissance des Compagnons de France. Après son expulsion de Besançon (par les autorités allemandes sur demande des nouvelles autorités françaises, voir détail dans «  Parcours d’un refoulé en zone libre »), Marcel Barbu loge dans la cure de Poligny (Jura), il faut qu’il trouve rapidement un travail. C’est par le maire de la commune qu’il prend connaissance de ce nouveau mouvement en zone non-occupée. Après une rapide prise de contact, il est engagé (avec rémunération) pour encadrer un groupe de jeunes qui font du charbon de bois. De passage à Lyon, sa rencontre avec Fred Lip, qui se cache, lui donne l’idée de créer un atelier-école pour former des horlogers. Il dit : « nous n’allons pas former tous les jeunes garçons de France en bucherons ! ».

 

C’est dans le mouvement des Compagnons de France que Marcel Barbu inscrit le développement de sa Manufacture de Boitiers de Montres du Dauphiné. Les Compagnons de France doivent fournir des apprentis, l’encadrement étant assuré professionnellement par Marcel Barbu et le reste du temps pour les Compagnons de France.

 

Parmi les signes extérieurs qui situent l’entreprise et Marcel Barbu dans les Compagnons de France, retenons-en deux.

Le sigle de l’entreprise :

Sigle Comunauté Marcel Barbu

 

Dans un losange, entre les deux initiales M B est placé le coq des Compagnons de France.

 

 

Par sa tenue : Marcel Barbu est en tenue des Compagnons de France chaque fois doit qu’il doit faire une démarche officielle (préfecture, inspection du travail). Quand il est incarcéré à Fort Barreaux ou au camp de St Sulpice en 1942 parce qu’il refuse de donner la liste du personnel et s’oppose à la Relève. À la ferme de Mourras à Combovin (Drôme), des photographies le montrent en tenue des Compagnons de France à la messe ou jouant aux boules.

Compagnons de la Musique, promotion Mourras

 

Sur cette photograpihie, de gauche à droite :  Marcel Mermoz, Marcel Barbu et marianne Chassot, membre des Compagnons de la musique, qui reçoit l'insigne de la promotion Mourras, nom de la ferme appartenant à la Communauté Marcel Barbu (Boimondau). Les Compagnons de la  musique sont venus chanter  le 17 juillet 1943. (Collection Miichel Chaudy)

 

 

À la lecture attentive de la Règle communautaire (du premier janvier 1944), nous y trouvons quelques notions chères aux Compagnons de France.

 

 

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