Pour l'amour de la France

 

Pour l'amour de la France

Pour l’amour de la France - Drôme - Vercors 1940 - 1944

Fédération des combattants de la résistance et des FFI de la Drôme - Éditions Peuple Libre - 1989

Éditions Peuple Libre

1989

496 pages.

Illustration de la couverture : André Petit

 

Cet ouvrage collectif permet à lui seul de présenter les nombreux contacts entre les maquisards et les compagnons de la Communauté de Travail Marcel Barbu. Dans le réseau de la résistance, la Communauté est un maillon.

 

4ème de couverture

Le département de la Drôme, longé par le Rhône du nord au sud est dominé par le massif du Vercors, haut lieu de la Résistance. › «Papy, c'était quoi, la Résistance ?» nous demandent aujourd'hui nos petits-enfants. La Résistance reste, en effet, difficile à comprendre : pourquoi entrait-on en Résistance ? Comment fonctionnaient ces organisations secrètes, les émissions de radios clandestines ? Où se trouvaient-les terrains de parachutages d'armes et d'argent ? Y-a-t-il eu de nombreux sabotages dans la Drôme ? Comment vivait-on dans les maquis, où étaient-ils cachés ? La Drôme a-t-elle reçu des agents «très spéciaux» ? Y-a-t-il eu des traîtres parmi les Drômois ? A toutes ces questions, comme à bien d'autres, des résistants aux cheveux blancs mais à la fougue intacte, mettant en commun leurs souvenirs, répondent dans ce livre. Ils racontent la vie d'un jeune drômois pendant l'occupation, évoquent les camps d'internement dans la Drôme, pourtant terre d'accueil aux juifs et réfugiés. Ils disent comment «Libération» était imprimé à Montélimar, rappellent que des compagnons de Jean Moulin étaient drômois, que l'esprit de la Résistance soufflait à Dieulefit, refuge de Pierre Emmanuel et de nombreux intellectuels, comme à Saint-Donat qui hébergeait Aragon et sa femme Elsa. Avec cet ouvrage, étayé de témoignages de combattants anglais, américains et allemands, des combattants de l'ombre disent le rôle considérable qu'a joué la Drôme, gardienne de la vallée du Rhône et du Vercors.

 

Au début, nous nous étions engagés pour sauver l’âme du pays, sans savoir si son corps serait jamais délivré. René Courtin
 

Page 29 : . . . . Venus de Besançon où il dirigeait une entreprise de fabrication de boîtiers de montres, Marcel Barbu entre aux Compagnons de France. Mis en contact avec Gustave Coureau, responsable du mouvement pour la Drôme, Barbu apporte son aide en installant à Valence un atelier de production qui sera à l’origine de la communauté Boimondau et constituera plus tard le maquis de Combovin.

            Le docteur André Margot, généraliste récemment installé à Valence, médecin des Compagnons et de la communauté Boimondau, ne tarde pas à s’engager.

 

Page 30 : . . . . Pierre Laurent, lui, échappera aux recherches et après un court séjour à Paris où il retrouve Coureau, Barbu et d’autres, il revient à Etoile . . . .

 

Page 52 - L’abbé Glasberg aura un rôle important dans la construction de la Cité horlogère :

. . . . au début de 1942, un prêtre, l’abbé Glasberg, loue l’hôtel Bitsch pour le transformer en camp d’étrangers juifs assignés à résidence par la gouvernement de Vichy.

 

Page 62 : . . . . Dans la lutte contre la collaboration et le STO, l’histoire de Marcel Barbu et de la communauté Boimondau est un exemple de détermination, nous dit Amédée Tena :

            En juin 1941, expulsé de Besançon occupé par les Allemands, Marcel Barbu transfère son activité industrielle de fabrication de boîtier de montres à Valence, où la société LIP, son principal client, elle-même repliée. Marcel Barbu fonde alors la première communauté de travail qui suscitera l’intérêt de plusieurs sociologues.

            Marcel Barbu espérait que le maréchal Pétain s’opposerait au départ des travailleurs pour l’Allemagne. Force lui est pourtant de constater que le chef de l’Etat français n’est plus en mesure de défendre et de diriger librement le pays. Soutenu par l’ensemble de son personnel, il écrit sa désapprobation au Maréchal, en août 1942. Il refuse en outre d’adresser l’état de recensement de son personnel.

            Le premier novembre suivant, le préfet de la Drôme le fait interner au sinistre fort Barrau, en Isère, pour les motifs suivants :

            « Considérant que monsieur Barbu, industriel à Valence, 41 rue Montplaisir a engagé ses ouvrier à opposer un refus aux demandes d’engagement pour le recrutement de la main-d’œuvre en Allemagne :

            Qu’ainsi qu’il le reconnaît, il s’est entendu avec son personnel pour s’opposer par tous les moyens aux mesures prévues par le gouvernement en vue de la relève.

            Que son attitude est non seulement inadmissible, mais encore dangereuse pour l’ordre public. Arrêtons. . . . »

            Sur l’intervention de monseigneur PIC, évêque de Valence de dirigeants de l’école de cadres d’Uriage, qui sera dissout à la fin de l’année par vichy, le 23 décembre 1942, Marcel Barbu, père de six enfants est libéré.

            Convaincu qu’il doit poursuivre son combat, cet homme courageux créera, au début de 1943, le premier maquis de Combovin.

 

Page 103 : . . . . Avec Amédée Téna, de Montségur, ils inspectent le premier maquis de la Lance, puis vont dans le nord visiter le camp Thivollet-Bozambo, Marcel Barbu recevra leur aide en armes et ravitaillement par camion que conduira, entre autres, Louis Bazzini.

 

Page 167 : En janvier 1943, Marcel Barbu vient d’être libéré de fort Barrau. Prévoyant, il va faire l’acquisition de la ferme Mourras, sur la montagne de Combovin afin d’assurer, si nécessaire, un abri pour sa communauté et lui-même.

            Amédée Téna de Montségur est le fournisseur en verres de montres de Marcel Barbu avec lequel il s’est lié d’amitié. . . .

. . . . Téna, ne prenant en compte - dit-il - que l’esprit de la Résistance, laissant à Barbu sa philosophie expérimental et sociale de groupe, propose à Descour et à Barbu de créer une école de cadres pour les maquis, à Combovin. Barbu accepte, mais demande un soutien en matériel, ravitaillement et armement. Des camions feront la navette entre le Nord et le Sud avec Amédée Téna, Louis Bazzini, Marius Gras, René Balte ou Louis Clarice. Auparavant, Léopold Fabre, mécanicien, était allé installer un groupe électrogène.

            C’est ainsi que s’établit la chaine de solidarité Nord-Sud par des hommes qui se font confiance, car ils mènent le même combat.

 

Page 186 - Le maquis Michel : . . . . La ferme Peyri s’avère trop petite et l’on décide de s’installer dans les baraquements confortables de la communauté Barbu à Mourras apparemment peu occupés, ce qui sera chose faite le 13 février. Marcel Barbu est d’ailleurs des nôtres.

            On organise aussitôt la garde et la défense de cette nouvelle position et la vie reprend comme à Peyri : intense.

 

Page 274 : . . . . Madame Faure passe devant nous, assise sur la banquette de la charrette sur laquelle repose le cercueil de son fils. Elle le conduit au cimetière de Combovin. Marcel Mermoz tient le cheval par la bride.

 

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