Guide-Mémorial du Vercors résistant

Guide-Mémorial du Vercors résistantESCOLAN, Patrice & RATEL, Lucien

Guide Mémorial du Vercors Résistant


Le cherche midi, 2004

608 pages

ISBN 978-2-86-274-326-7

Préface du général Alain Le Ray, ancien chef militaire du Vercors et chef des FFI de l’Isère.

4ème de couverture

"Dans notre mémoire individuelle et collective de la Seconde Guerre mondiale, certains épisodes dramatiques ont marqué nos sensibilités. L'un d'eux fut l’anéantissement par la Wehrmacht, sur le plateau du Vercors, de toute une armée de maquisards. Le Vercors est ainsi devenu un lieu hautement symbolique des combats que livrèrent pendent l'été 1944 les Forces françaises de l’intérieur (FFI) pour la libération du territoire national.

Le présent ouvrage repose d'abord sur la collecte de témoignages oraux que les auteurs ont recueillis au cours de ces dernières années.

Les entretiens sont augmentés d'une importante documentation et d'une iconographie.

L'ouvrage comporte aussi une chronologie de l’histoire de la Résistance dans le Vercors (Drôme et Isère) et une partie guide, avec cinq itinéraires historiques permettant de découvrir les hauts lieux du Vercors de la Résistance. L'ensemble est complété par des index de noms propres et de lieux, et par une bibliographie.

D'abord symbole de l'espoir, puis du courage et enfin du sacrifice, le Vercors s'inscrit comme l'une des pages les plus héroïques de l'histoire contemporaine de notre pays."

Patrice Escolan, aujourd'hui disparu, était journaliste indépendant. Il avait travaillé entre autres pour l'AFP et l'émission Droit de réponse de Michel Polac, de 1982 à 1987. Il avait collaboré au film sur le maquis du Vercors, Le Plateau déchiré, réalisé par Laurent Lutaud et diffusé par France 3.

Lucien Ratel a débuté à Franc-Tireur, puis dans une station de l’ORTF en Algérie, avant d’être chargé de presse de la ville de Grenoble à l'occasion des Jeux olympiques d'hiver de 1968. Il a été responsable de l'information municipale pendant dix-huit ans et a eu en charge la communication de l'Office de radio-télévision olympique (ORTO 92) lors des jeux d'Albertville. Il se consacre désormais à l'histoire du Vercors où il a choisi de vivre.

 

Nous retrouvons dans cet ouvrage la place modeste mais centrale quand la Résistance armée commence à s’organiser, 1943 avec les premiers départs pour le STO.

Page 319 :

« Dès le début de l’année 1942, le lieutenant Arnaud et un Romanais, Gustave Coureau, responsable départemental des « Compagnons de France », mouvement lié à l’école d’Uriage et entretenant d’étroites relations avec la « communauté Boimondau » (Boîtiers de montres du Dauphiné), dirigée à Valence par un homme à la personnalité originale, Marcel Barbu, jettent les bases d’une organisation de la Résistance autour de Crest, Étoile, Grane, Allex, Aouste, Blacons, et jusqu’à Valence où ils regroupent une centaine de résistants, parmi lesquels de nombreux Alsaciens et Lorrains, et procède à leur armement et leur instruction ; ce sera l’ossature d’une compagnie sédentaire : la 6ème section du 2ème bataillon des FFI de la Drôme »

 

Il est rajouté une note en fin de page concernant Marcel Barbu :

« Créateur de « Boimondau », Marcel Barbu voulait faire de cette entreprise industrielle une « communauté humaine » fondée sur une éthique pluraliste et un « style de vie ». L’usine communautaire de Valence est un lieu « d’éducation humaine » autant que de production économique, qui fait même sa place à la culture physique et l’éducation artistique. On y crée des cours de français après un stage à Uriage d’où les ouvriers sont rentrés mécontents de n’avoir pas été capable de s’exprimer. Sur « Boimondau » on consultera : Desroche (H-Ch) et Lebret (L-J) la Communauté Boimondau, documents Économie et Humanisme, 4, L’Arbresle, 1946. »

 

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