l'histoire des maquis Pierre

De Tierry ChazalonChazalon, Thierry

Collection « Les chemins de la Résistance »

Cinq cents jours de clandestinité dans la Drôme

L’histoire des maquis PIERRE

Autoédition - 2014, 128 pages A4

 

Les Maquis Pierre sont remarquables à plus d'un titre : parla personnalité de leur chef, leur précocité et leur pérennité, la formation reçue par les maquisards.

Ils constituent l'un des deux groupes armés drômois, hors Vercors, à relever de l'Organisation de résistance de l'Armée (ORA). C'est sur proposition de son commandant régional, « Bayard ››, qu'un jeune lieutenant des Spahis de retour d'Algérie, Pierre CHALLAN BELVAL, accepte de prendre la direction d'un camp de réfractaires au STO organisé par les comités locaux de Résistance sur la montagne de la Lance. Rien ne relie cet officier à cette région : il se rend pour la première fois dans la Drôme pour y prendre son commandement. Comme pseudonyme dans la clandestinité il choisit son prénom qui deviendra le nom éponyme des trois maquis qu'il formera et dirigera : les maquis Pierre.

Armement – Formation – Éthique. Soutenus par l'ORA, les maquis Pierre bénéficient prioritairement de l'aide de l’allié anglais (armes et équipements de l'un des premiers parachutages réalisés en Drôme), ainsi que de l'assistance des structures de l'ORA : visites dans les maquis des Équipes volantes d'Uriage qui délivrent aux maquisards une formation militaire et éthique, stage pour quelques-uns à l'École (clandestine) de cadres de la Résistance de Combovin.

Précocité – Longévité. Apparus avec les premiers jours d’avril 1943, les maquis Pierre survivent jusqu’à la Libération par une incessante nomadisation de CINQ CENTS JOURS à travers la Drôme. Durant cette période. vingt-sept refuges différents abritent les jeunes maquisards : du Nyonsais a la vallée de la Drôme, des contreforts ouest du Vercors a la préfecture de Valence (31 aout 1944).

Cette longue marche est marquée par des drames : Chaudebonne. Taulignan, Saint-Pons (premier massacre de civils le 19 mars 1944). Allan (exécution de sept des leurs au mur des Fusillés), etc. Elle est aussi marquée par l’amitié liée avec ceux qui parmi les éléments résistants de la population leur apportent l’indispensable soutien pour leur accueil, leur hébergement, leur ravitaillement et la délivrance de soins médicaux. Une large part de l’ouvrage leur est consacrée.

Extraits

Page 36

Ce chapitre précise le rôle d’Amédée Tena organisateur de la Résistance au sud de la Drôme. Il est fournisseur de pièce d’horlogerie pour l’entreprise de Marcel Barbu (Boitiers de Montres du Dauphiné), les deux hommes se connaissent bien, ce qui favorise l’implantation de l’école des cadres de la Résistance à Combovin. Un troisième personnage apparait dans cette démonstration : Gustave Coureau, responsable des Compagnons de France de la Drôme.

L'histoire des maquis PierrePages 98-99

Le témoignage de Léopold Rostand, membre des Compagnons de France de Nyons (Sud Drôme), ami de Lucien Micoud qui lui indique l’existence du camp école de formation de cadres pour la Résistance à Combovin qu’il rejoint le 15 août 1943.

Pages 100 à 117

 

Présentent l’école de cadres de la résistance à Combovin, en réalité le centre de l’entrainement est à la ferme Gambetta sur la commune de Gigors-et-Lozeron, les repas et les dimanches se passent à la ferme de Mourras à Combovin avec les compagnons de Marcel Barbu. Le responsable du camp et formateur est le lieutenant Roger Guigou.

 

Page 114 : Comment arrive-t-on à l’école de cadres de la Résistance ?

Témoignage de Léopold Rostand sur la montée depuis le village de Combovin, son arrivée sur le plateau, de la découverte de la ferme de Mourras, son premier repas avec les compagnons de Marcel Barbu avant de regagner la ferme Gambetta.

Nota : En 1947, la communauté de travail Marcel Barbu prend le nom de Boimondau.

Indexe des noms de personnes

Il n’y a pas d’indexe à la fin de l’ouvrage de Thierry Chazalon, mais dans les chapitres cités, nous trouvons :

Barbu Marcel

Bazzini Louis

Beuve-Méry Hubert

Bineau Odile, Marie, Albane, épouse de Roger Guigou

Bineau Roger, Eugène, nom d’emprunt de Roger Guigou

Descour marcel, capitaine (Bayard)

Domenach Jean-Marie

Challan Belval Pierre (alias lieutenant Pierre)

Corlu Marc, stagiaire

Coureau Gastave

Darfeuil, lieutenant (voir Guigou Roger)

Dunoyer de Segonzac Pierre, capitaine

Fabre Léopold

Geyer Narcisse, lieutenant (alias La Thivollet)

Guigou Odile

Guigou Roger (alias Dubois, Bineau et lieutenant Darfeuil)

Laval Pierre

Mermoz Marcel

Micoud Lucien, lieutenant

Paris Henri, stagiaire

Pétain, maréchal

Pierre, lieutenant (voir Challan Belval)

Planas, docteur à Étoile-sur-Rhône (alias Sanglier)

Quinaud Daniel, stagiaire

Rolland Jean

Rostand Léopold

Tena Amédée

Vallot Claude, stagiaire

Virieu Xavier, colonel

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